« UNE JEUNESSE HEUREUSE! »
Nombre de jeunes actuellement se sentent démotivés, désoeuvrés voire en échec.
Bien souvent, cela ouvre la voie à de la violence, des actes anti-sociaux ou à
de l’agressivité retournée contre soi-même : drogue, alcool, fugues,
scarifications, échec scolaire...Quelquefois, on rencontre plus un état de
passivité que d’agressivité.
Nous sommes tous concernés par cette
jeunesse en souffrance car elle représente notre avenir. Pouvons-nous l’aider à
s’épanouir?
Souvent les parents se sentent coupables du mal-être de leurs enfants et cherchent à
savoir ce qu’ils peuvent bien faire pour les aider.
Du côté de l’Education Nationale, les profs
vivent aussi un grand désarroi et espèrent un peu du soutien au niveau des « Pouvoirs
Publics ». Les changements de programmes ou de méthodes scolaires (et
universitaires) permettront-ils d’enrayer les problèmes d’une jeunesse en
difficulté ? D’un point de vue encore plus vaste, le vent de liberté et
d’espoir de mai 68 n’a pas réussi à
poser les bases d’une société où chacun pourrait véritablement s’épanouir et
réussir. Mais c’était certainement le point de départ d’un changement de
conscience plus profond.
Ces jeunes sont les descendants d’une
génération qui a commencé à pressentir que la croissance économique et
financière n’était certes pas la clef du bien-être et du bonheur ! Et bien
que comblés matériellement pour la plupart, ils ne peuvent que valider cet
aspect de l’existence: mettre l’accent en priorité sur
l’aspect matériel de la vie conduit plus à un désarroi qu’à la plénitude...
Face au malaise des jeunes, chacun pour
l’instant, passe son temps à se renvoyer la balle : les parents comptent beaucoup sur l’école et
pensent que le profs sont responsables de leur réussite et de leur
épanouissement. Les profs, quant à eux, évoquent le milieu familial pour tenter
d’expliquer les difficultés de ces mêmes enfants non motivés, passifs ou
agressifs ! Et enfin, les enfants eux-mêmes, accusent la société et les
adultes en général, de leur mal-être. Cette pratique très courante d’accuser
l’autre ou de le rendre responsable d’un problème enferme dans un « statu
quo » qui ne résout rien.
Comment sortir de cette impasse ?
Il est inutile de chercher la «
faute », d’accuser ou d’excuser quiconque. Personne n’est coupable : ni professeurs, ni parents, ni
société ou enfants. Mais chacun est un reflet de ce qui se passe profondément
en soi. Nous sommes habitués à chercher une solution à « l’extérieur »
soit par un changement de comportement ou d’attitude soit par de nouveaux
programmes et méthodes de travail mais nous n’avons jamais appris à nous
tourner vers « l’intérieur ». C'est-à-dire, à nous poser cette
question : « Qu’est-ce que cette jeunesse en difficulté nous
renvoie ?!... »
Car un jeune passif ou agressif est à la
fois « responsable » de son état d’être et porteur d’un message pour
son environnement
Les parents (et les profs) ne sont pas
responsables de ce que les jeunes font de leur vie mais ils sont responsables
de leur propre vie. Très souvent les adultes cachent derrière cette
« responsabilité » une grande dépendance vis-à-vis de leurs
enfants : ils se racontent que leurs enfants dépendent d’eux parce qu’ils
n’accepteraient pas qu’ils commencent à se consacrer à la satisfaction de leurs
propres besoins. Ils se sentiraient terriblement vides et seuls. Leur vie
deviendrait peut être triste et ennuyeuse. Les enfants jusqu’à présent, ressentaient
cela intuitivement et jouaient « le jeu » pour ne pas perdre l’amour
des adultes (parents ou profs). Mais chacun était perdant. Peut-être que les
jeunes d’aujourd’hui n’ont tout simplement plus envie de jouer à ce jeu sans
savoir véritablement par quoi le remplacer ? Ils mettent en évidence nos
propres errements à savoir que le bonheur ne dépend pas de l’extérieur mais
qu’il est au fond de nous! A chacun la « responsabilité » de le
chercher.
Et si les adultes sont heureux, gageons
que la jeunesse les suivront sur cette voie...
« UNE JEUNESSE HEUREUSE!»
Nombre de
jeunes actuellement se sentent
démotivés, désoeuvrés voire en échec. Bien souvent, cela ouvre la voie à de la
violence, des actes anti-sociaux ou à de l’agressivité retournée contre
soi-même : drogue, alcool, fugues, scarifications, échec
scolaire...Quelquefois, on rencontre plus un état de passivité que d’agressivité.
Nous sommes
tous concernés par cette jeunesse en souffrance car elle représente notre
avenir. Pouvons-nous l’aider à s’épanouir?
Souvent
les parents se sentent coupables du mal-être de leurs enfants et cherchent à savoir
ce qu’ils peuvent bien faire pour les aider.
Du côté de l’Education
Nationale, les profs vivent aussi un grand désarroi et espèrent un peu du
soutien au niveau des « Pouvoirs Publics ». Les changements de
programmes ou de méthodes scolaires (et universitaires) permettront-ils d’enrayer
les problèmes d’une jeunesse en difficulté ? D’un point de vue encore plus
vaste, le vent de liberté et d’espoir de
mai 68 n’a pas réussi à poser les bases d’une société où chacun pourrait
véritablement s’épanouir et réussir. Mais c’était certainement le point de
départ d’un changement de conscience plus profond.
Ces jeunes sont les
descendants d’une génération qui a commencé à pressentir que la croissance
économique et financière n’était certes pas la clef du bien-être et du
bonheur ! Et bien que comblés matériellement pour la plupart, ils ne
peuvent que valider cet aspect de l’existence: mettre l’accent en
priorité
sur l’aspect matériel de la vie conduit plus à un désarroi qu’à la plénitude...
Face au
malaise des jeunes, chacun pour l’instant, passe son temps à se renvoyer la
balle : les parents comptent beaucoup sur l’école et pensent que le profs sont
responsables de leur réussite et de leur épanouissement. Les profs, quant à
eux, évoquent le milieu familial pour
tenter d’expliquer les difficultés de ces mêmes enfants non motivés, passifs ou
agressifs ! Et enfin, les enfants eux-mêmes, accusent la société et les
adultes en général, de leur mal-être. Cette pratique très courante d’accuser
l’autre ou de le rendre responsable d’un problème enferme dans un « statu
quo » qui ne résout rien.
Comment sortir de cette
impasse ?
Il est
inutile de chercher la « faute », d’accuser ou d’excuser quiconque. Personne n’est
coupable : ni professeurs, ni parents, ni société ou enfants. Mais
chacun est un reflet de ce qui se passe profondément en soi. Nous sommes
habitués à chercher une solution à « l’extérieur » soit par
un changement de comportement ou d’attitude soit par de nouveaux programmes et
méthodes de travail mais nous n’avons jamais appris à nous tourner vers
« l’intérieur ». C'est-à-dire, à nous poser cette question : « Qu’est-ce
que cette jeunesse en difficulté nous renvoie ?!... »
Car un
jeune passif ou agressif est à la fois « responsable » de son état
d’être et porteur d’un message pour son environnement
Les parents (et les profs)
ne sont pas responsables de ce que les jeunes font de leur vie mais ils sont
responsables de leur propre vie. Très souvent les adultes cachent derrière
cette « responsabilité » une grande dépendance vis-à-vis de leurs
enfants : ils se racontent que leurs enfants dépendent d’eux parce qu’ils
n’accepteraient pas qu’ils commencent à se consacrer à la satisfaction de leurs
propres besoins. Ils se sentiraient terriblement vides et seuls. Leur vie
deviendrait peut être triste et ennuyeuse. Les enfants jusqu’à présent,
ressentaient cela intuitivement et jouaient « le jeu » pour ne pas
perdre l’amour des adultes (parents ou profs). Mais chacun était perdant.
Peut-être que les jeunes d’aujourd’hui n’ont tout simplement plus envie de
jouer à ce jeu sans savoir véritablement par quoi le remplacer ? Ils
mettent en évidence nos propres errements à savoir que le bonheur ne dépend pas
de l’extérieur mais qu’il est au fond de nous! A chacun la
« responsabilité » de le chercher.
Et si les
adultes sont heureux, gageons que la jeunesse les suivront
sur cette voie...
N.H.
SITE :www. nicole-hanesse.fr