« LA RESIGNATION »
Nous pensons souvent avoir fait un pas quand, après avoir longtemps résistés à un événement ou une personne, nous avons fini par nous résigner.
La religion n’enseigne t-elle pas que l’abnégation est un aboutissement positif !
Mais en endossant
un rôle de « victime » et de soumission, sommes-nous sûrs de faire
vraiment avancer le monde, ou tout au moins, notre monde intérieur ?
N’y a t-il pas un
autre chemin d’évolution plus bénéfique pour chacun ?…
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On peut définir la résignation comme une
attitude de soumission face à quelqu’un ou quelque chose : on peut s’incliner devant une personne (son
conjoint, un parent, un patron….) ou se plier à quelque chose : se
résigner à un travail que l’on aime plus, à ses conditions de vie et même se
résigner devant une maladie.
Se résigner s‘apparente à une attitude de
démission, de renoncement, d’abandon. Quand tout ce qui a été entrepris pour
changer une personne ou une situation a échoué, l’étape suivante devient
souvent celle de la résignation.
Après l’étape de la « Pression »
nécessaire pour résister à quelqu’un ou quelque chose vient l’étape de la
« Dé-pression » et de l’abdication. Si, après avoir mis la
« pression » pour changer une situation, une personne se rend compte
que cela n’a servi à rien, elle devient triste, abattue, faible et se sent
seule au monde. N’ayant soudainement plus de but, elle devient sans énergie et
perd le goût de vivre.
Une personne qui se résigne, croit
habituellement qu’il n’y a plus rien à faire, elle adopte l’attitude consistant
à dire : « Je suis bien obligée de m’y faire, je n’ai pas le
choix, je ne peux rien changer. A quoi bon lutter ?… ».
L’alternative semble être le combat ou l’abandon.
Se résigner se définit alors comme une façon
plutôt fataliste, parfois teintée d’amertume, de prendre les choses comme elles
sont, non par choix, mais par incapacité ou impuissance à pouvoir les changer.
Si par exemple, après avoir longtemps combattu une maladie grave, une personne
se résigne, elle n’aura plus l’envie ni l’intérêt de chercher la cause ni
d’aller à la source pour s’en guérir.
Se résigner est l’attitude de quelqu’un qui
croit que la situation dépend de l’extérieur : de conditions économiques
défavorables, d’un verdict injuste, de mauvaises conditions de naissance ou
d’une éducation défectueuse par exemple. Il ne peut alors n’y avoir que deux
solutions : lutter contre l’extérieur ou s’y soumettre . Le sentiment
de puissance dans le premier cas donne suite à un sentiment d’impuissance par
la suite.
Comment se sortir de ce dilemme ? …En
utilisant le grand pouvoir que possède tout être humain au fond de lui et dont
il fait si peu usage : Le pouvoir de l’acceptation !
Si « se résigner » c’est adopter
une attitude de « Victime », accepter c’est choisir un comportement
de « Responsable »…L’énergie intérieure n’est plus du tout la même.
Accepter, c’est donner le droit aux
événements et aux personnes d’être ce qu’ils sont, c’est vivre toutes sortes
d’expériences, sans vouloir les changer ou changer la situation même si l’on
n’est pas d’accord.
Accepter c’est reconnaître que toutes les
personnes touchées ou affectées par une expérience spécifique ont une leçon de
vie importante à apprendre à travers celle-ci. Il ne s’agit ni de comprendre ni
d’être d’accord, mais de dire OUI à la personne ou à l’événement. C’est sortir
de la passion des émotions (critique, jugement, déception,
frustration…) pour entrer dans la compassion : Sentir
ce que l’autre vit ou a vécu.
Si « se résigner » dépend de
l’extérieur, « accepter » provient de l’intérieur de nous. Se
résigner, c’est rester dans le problème, le blocage, l’épreuve…Accepter, c’est
se dépasser pour trouver en soi des forces qui conduisent à trouver une
solution. Nous avons toujours le choix : rester dans les problèmes ou
décider de réagir et de s’épanouir à travers eux.