« NOTRE
JUGE INTERIEUR»
« Le
juge intérieur » est ce double qui nous surveille et nous dicte ce qu’il
convient de faire ou ne pas faire. Il nous parle de manière autoritaire et
dit : « Il faut… Tu dois… » Il n’est jamais satisfait et en veut
toujours plus.
C’est notre petit
« despote intérieur » qui nous rappelle ce qui est bien ou mal de
faire, les lois, règlements, les normes familiales et sociales que nous devons
suivre pour être quelqu’un de « bien ». Il a comme idéal la
perfection tout simplement.
Mais voilà, en appliquant
une règle ou une norme dans nos vies, nous nous décentrons, ce n’est plus notre
vrai moi, notre essence qui est aux commandes mais une figure figée du passé. Y
a-t-il une alternative à ce fonctionnement ?...
♥ ♥ ♥
En fonction de nos valeurs, de nos croyances, de nos principes, nous pouvons juger que tel acte, telle attitude, tel fonctionnement est bien ou mal. Voici quelques-uns des jugements que nous pouvons avoir:
- Il est bien d’être aimable ou poli
- Il est mal de se mettre en colère et de s’emporter
- Il est bien d’être honnête
- Il est mal d’être égoïste et de ne penser qu’à soi.
- Il est mal de se reposer tant que toutes les tâches ne son pas terminées…
Tout jugement s’énonce à partir de la notion de BIEN et MAL. Ainsi, une personne ayant une culture différente, une éducation différente ou tout simplement des valeurs différentes pourra énoncer exactement le contraire
- C’est sain de se mettre en colère : cela permet de poser ses limites et contribue au respect de soi
- Penser à soi, se faire du bien, ce n’est pas de l’égoïsme mais de l’amour pour soi. Plus nous avons de l’amour pour nous-mêmes, plus nous pouvons en donner aux autres.
La plupart des humains pensent, parlent et agissent en fonction de ce qu’ils croient que les autres attendent d’eux. Ils le font par besoin d’être aimés, par peur du rejet. C’est pourquoi la peur du jugement est si développée !
Notre vrai défi, à l’entrée de l’ère du Verseau est d’affirmer notre individualité, celle qui nous permet d’être maître de notre vie. Prendre conscience de son individualité, ce n’est plus être gouvernée par la notion de BIEN et MAL (puisqu’elle change en fonction des cultures ou individus) mais par la notion d’INTELLIGENCE. Est intelligent, celui qui choisit ce qui est « juste » et bénéfique pour lui. Ce n’est plus son « juge intérieur » qui lui dicte son comportement mais son ressenti. Les actions et comportement ne sont plus alors dictés de l’extérieur par la peur de déplaire ou de mal faire mais de l’intérieur en contact avec son identité profonde, ce qui lui tient vraiment à cœur de faire ou réaliser. Cette personne est directement branchée à son « mental supérieur » ou à la Connaissance que l’on peut appeler aussi Intuition ou Dieu intérieur.
Elle est bien ancrée dans le moment présent et c’est état de présence qui lui inspire le bon mot, le bon comportement, l’attitude « juste ». Elle ne se juge pas, ne vit pas de culpabilité, mais elle observe : si des effets nuisibles découlent de son comportement, elle en assume les conséquences, et surtout elle sait que ce n’est pas intelligent de continuer. D’elle-même, elle se réorientera vers autre chose. Alors que combattre le mal ne fait que renforcer son pouvoir, celui-ci disparaît naturellement quand nous agissons pour notre « bien » dans notre vie.
Ne
condamnez pas à votre tour ce « juge intérieur » devenez plutôt son
ami puisque c’est lui qui va vous aider à devenir conscient des croyances et
principes qui vous empêchent d’être vous-même…