« TROIS OBSTACLES A L’ ESTIME DE SOI »
L’ESPOIR
Ecoutez vos paroles ou
demander à quelqu’un de les relever, avez-vous l’habitude de dire :
« J’espère
que les choses vont s’améliorer ». « Pourvu que cela
s’arrange ! ». « Peut être que tout ira bien… »
Il est dit que l’espoir fait
vivre, mais suffit-il pour bien vivre ?!... Nous pouvons espérer une
rencontre, l’aboutissement d’un projet,
une réconciliation, une guérison, un changement professionnel ou personnel. Ces
projets donnent un sens à notre vie, stimulent et dynamisent car sans
motivation, notre âme est comme éteinte. L’enthousiasme est cette lumière qui
brille dans nos cœurs et nous rend rayonnant.
Mais n’être que dans
l’attente ou l’espoir d’un changement est stérile. Dire : « J’espère
que cela va s’améliorer ou s’arranger » c’est être passif et fuir la
réalité.
L’estime
de soi grandit quand l’espoir d’un changement s’accompagne d’une action.
Il ne s’agit pas de remettre
les choses à plus tard en espérant que cela s’arrange tout seul car rien ( ni les gens ni les
situations ou circonstances…) ne s’arrange
tout seul !
Tout but atteint, projet
réalisé, tout changement, a nécessité de relever ses manches et de passer à
l’action. La grandeur d’un homme ne se vérifie pas à ses paroles mais à ses
actes.
Vous désirez un
changement ? Alors affrontez ce qui vous fait le plus peur et cessez de
trouver des prétextes ou de remettre à demain…Vous en serez mille fois
récompensé.
LES CONVENTIONS
Il
n’existe aucune règle, aucune loi sociale ou familiale qui ne soit universellement valable.
S’adapter au fonctionnement
et rites de sa famille, aux règles de la société, aux dictats de la mode ou de
la culture peut être bien commode mais cela devient problématique si cela
entraîne anxiété, culpabilité ou désarroi. Le monde est rempli d’impératifs, de
principes auxquels bien souvent nous n’adhérons pas et qui peuvent même devenir
destructeurs s’ils sont en contradiction avec nos besoins de liberté et
d’accomplissement.
Pour « être
soi-même » il est nécessaire de revoir les obligations que l’on s’impose,
notamment en étant attentif aux expressions courantes comme « il
faut que » et « je dois » : il faut que je
réussisse cet examen, que je sois disponible, serviable, il faut que je
m’habille convenablement…Je dois rendre visite à ma famille, je dois me coucher
tôt pour ne pas être fatigué demain, je dois donner un pourboire, je dois être
aimable et agréable…
Ces impératifs empêchent
d’être soi-même, ils emprisonnent dans un rôle, dans ce que l’on
croit qu’on
devrait être pour être quelqu’un de bien et d’estimable. En renonçant à jouer
ce rôle, il ne reste qu’à vivre pleinement ce que l’on est, qui varie d’un
moment à l’autre, parfois disponible, parfois indisponible, à un moment aimable
et souriant, à un autre fermé et distant, à aller se coucher très tôt parce
qu’on en ressent le besoin ou à passer une nuit blanche…Il s’agit de prendre de
la distance avec nos vieilles habitudes de fonctionnement pour choisir un
comportement nouveau et adapté à chaque
situation.
S’éloigner des conventions
sociales et impératifs familiaux, c’est se retrouver soi-même en tant qu’individu créatif,
libre et confiant dans la conduite de sa vie.
LES ETIQUETTES
Nous
traversons la vie avec des étiquettes collées à la peau qui nous ratatinent et nous sclérosent sans penser un
seul instant que nous pourrions les décoller !!
Vous a-t-on dit que vous
étiez faible, paresseux, égoïste, timide, nonchalant, désagréable, agressif,
stupide ou maladroit ?... Avez-vous fini par y croire ? Vous dites-vous
que vous êtes nul en informatique, langues étrangères, bricolage ou activités
ménagères ? Etes-vous persuadé de cela ?
Toutes ces étiquettes sont
des obstacles à l’estime de soi et réduisent
nos aptitudes. En effet, il est plus facile de dire « je ne suis
pas bon en langues » plutôt que d’affronter la tache difficile consistant
à apprendre une langue étrangère ! De même, dire « je suis timide,
entêté ou agressif » est une croyance qui évite de se prendre en main.
C’est une « excuse » qui permet de maintenir un fonctionnement
habituel et sans risque, même s’il est malsain. En restant dans un comportement
connu du passé, on évite tout changement pour l’avenir. Sans risque
mais sans attrait !...
Ces étiquettes sont un
obstacle à l’épanouissement de soi. Elles réduisent la personne à un
fonctionnement mécanique, certes bien rodé, mais où l’essentiel est
absent : vivre et expérimenter.
Si vous affirmez que « Jusqu’à
présent, j’ai été timide mais
aujourd’hui je décide d’expérimenter du
nouveau » … vous optez pour une étiquette neuve qui vous rendra
la vie plus agréable et motivante.
N.H.