« LES NIVEAUX DE CONSCIENCE »

 

 

« Le XXIeme siècle sera spirituel ou ne sera pas ! »Cette phrase d’André MALRAUX révèle bien, à mon avis, le défi auquel tout humain est confronté actuellement : retrouver le contact avec son essence spirituelle.

Dans ce sens, savez-vous que toutes les situations que vous vivez, agréables ou difficiles, toutes les personnes que vous rencontrez, amicales ou insupportables, sont là pour vous y conduire ?

 Notre tâche individuelle est donc d’élever notre niveau de conscience non parce qu’il est « bien » de le faire mais parce que c’est la seule façon d’accéder au bonheur que nous recherchons

 

  La rancune, le ressentiment appartiennent au niveau le plus bas de l’échelle d’évolution. Il faut bien reconnaître que c’est le niveau de conscience le plus répandu actuellement, que ce soit des rancunes individuelles : colère contre un proche, un voisin, un ami, un parent – évitement ou désir de blesser cette personne – critique ou accusation envers elle… ou au niveau collectif : guerre contre un pays, conflits entre ethnies, violence, tortures, terrorisme. Il ne s’agit pas de juger ni les uns ni les autres mais d’observer notre monde pour savoir où nous voulons aller.

  Pour passer au niveau de conscience supérieur, il s’agit de sentir la haine ou le ressentiment qui nous habite. Qui accusons-nous ou critiquons-nous ? Quelles sont les personnes qui nous dérangent, celles que nous trouvons insupportables, désirons changer ou tentons de fuir et d’éviter? Cela peut concerner aussi des groupes ou des institutions : critiquer l’administration, les hommes politiques, les étrangers ou une certaine catégorie professionnelle. Cette deuxième étape permet de conscientiser l’objet de notre rancune si nous arrivons à bien déterminer ce que nous reprochons à ces personnes ou ces institutions d’être. Leur reprochons-nous d’être…Pas respectueux ? Pas sérieux ? Menteurs ? Paresseux ? Agressifs ? Manipulateurs ? Avides de pouvoir ? Négligents ?...

  Le troisième niveau, peut-être le plus difficile est celui où nous sommes capables de voir que nous sommes ce que ce que nous reprochons aux autres d’être !! Freud avait nommé ce processus le mécanisme de projection. Actuellement, nous parlons plutôt de reflet ou d’effet miroir. Accusons-nous une personne d’être menteuse ou de manquer de respect? …Notre tâche sera alors de repérer les situations où nous agissons ainsi. Pas facile pour l’ego ! Mais tellement apaisant pour notre être intérieur qui a hâte de vivre dans la sérénité, car nous serons toujours en conflit et en colère contre les autres tant que nous n’aurons pas intégré cet aspect de nous-même.

  Le quatrième niveau est celui de l’ouverture du cœur c'est-à-dire que nous reconnaissons et surtout acceptons d’être ainsi, menteurs, ou pas respectueux par exemple, même si, bien sûr, cela n’est pas notre préférence. C’est l’antidote aux émotions négatives, aux situations conflictuelles, à la souffrance et à l’autodestruction. C’est la seule façon d’accéder à l’harmonie que nous recherchons. Apprendre à nous aimer avec toutes nos facettes, c’est toucher à la perfection de l’être divin qui nous habite. L’amour de soi permet de retrouver l’unité intérieure à travers notre morcellement de bons et de mauvais côtés. Les yeux du cœur ne voient pas de négatif mais un être en souffrance qui exprime à sa façon ses blessures intérieures.

  L’acceptation de soi et de toutes ses facettes permet l’accès au cinquième niveau, celui de la compassion. C’est aimer tous les êtres humains avec leur souffrance, leur négativité voir leur agressivité. Ce n’est pas une tolérance artificielle qui s’ébranle dés que cela vient nous toucher dans notre histoire personnelle mais une tolérance venue du cœur et de notre capacité à aimer l’être humain dans sa totalité.

              N.H