« LA DOULEUR»

 

 

Comme tous les malaises et maladies, la douleur est un message que le corps nous envoie pour nous avertir qu’il y a une souffrance à un autre niveau. De quelle souffrance nous parle t-elle ?

Si nous restons à une vision matérielle des choses en considérant que cette douleur est le fruit du hasard, une « malchance » qui s’abat sur nous, il sera impossible de l’entendre. Nous ne pourrons alors utiliser ce moyen que nous envoie notre inconscient pour nous libérer et nous amener vers la plénitude intérieure.

 

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Blessure, coupure, douleur…voici quelques manières réelles, concrètes qu’utilise notre inconscient pour nous parler de notre souffrance intérieure. Quelle est cette souffrance ?... On peut la relier la plupart du temps à une anxiété due à de la culpabilité. Car lorsque l’être humain se sent fautif, se sent coupable de quelque chose, en général il s’attend à une punition. Ne nous sentons-nous pas punis lorsque nous souffrons ?...

La culpabilité vient du fait que nous pensons avoir « mal » agi dans une certaine situation, que nous nous sommes « mal » comportés. Si nous persistons à penser ainsi, la loi de la manifestation (qui stipule que « toute pensée est créatrice ») va engendrer physiquement, concrètement ce « mal » et la douleur peut apparaître !

 

La question à se poser à ce moment est: « dans quelle situation, à propos de quel évènement, je pense avoir « mal » agi ? » Nous pouvons croire que nous avons mal agi avec l’un de nos enfants, avec un parent, un employé, un patron… Nous nous accusons alors d’être un « mauvais » parent, un mauvais enfant ou employé ! Et si cette attitude intérieure persiste suffisamment longtemps, la douleur physique commence à apparaître. Plus nous nous accusons et plus nous pensons mériter un châtiment sévère. Nous sommes notre propre juge et bourreau !

Si la douleur se situe aux jambes, il peut s’agir d’une culpabilité face à sa façon d’avancer dans la vie. Le dos peut concerner la charge que nous nous infligeons en prenant la responsabilité du bonheur d’autres personnes. Une douleur aux mains concernera plutôt une culpabilité face à ce que nous faisons (ou ne faisons pas), etc…

Les centres anti-douleur proposent souvent des anti-dépresseurs aux patients : une personne qui pense avoir mal agi est rarement joyeuse. A force de se faire des reproches, de se critiquer, elle finit souvent par tomber dans un état dépressif. Si le médicament peut aider à passer une période sombre de sa vie, il ne peut modifier la façon de penser de la personne : c’est à elle de le faire !

Mais comment ?

 

Les critiques, reproches et accusations sont à l’opposé de l’amour de soi : à chaque reproche que nous nous faisons, nous perdons un peu plus d’estime pour nous-mêmes. La critique ne nous aide pas à nous améliorer, bien au contraire, elle nous rend agressif. Et cette agressivité peu à peu nous plonge dans la dépression.

Se libérer de la culpabilité, et par conséquent de la douleur qui l’accompagne, c’est s’accepter profondément en tant qu’être humain, ce qui veut dire accepter toutes nos expériences  positives comme négatives sans nous juger. Nous avons souvent de la difficulté à accepter un comportement indésirable parce que nous croyons que l’accepter c’est lui permettre de continuer, ce que nous ne voulons pas, bien sûr !

Par exemple, une personne qui a de l’embonpoint dira : « si je m’accepte avec mon surplus de poids, je serais toujours trop grosse ! » Elle va plutôt se critiquer et se culpabiliser à chaque fois qu’elle fera un écart… sans savoir que c’est cette attitude de contrôle qui la maintient dans son problème de poids ! En acceptant les écarts, elle lâchera le contrôle et c’est avec cette nouvelle attitude que le changement souhaité pourra s’opérer. Car faire toujours la même chose, c’est s’attirer toujours le même résultat !...

 

Changer son attitude c’est à dire cesser de s’accuser, cesser de se culpabiliser pour tout ce que l’on a fait de mal (selon notre vision du monde) pour toutes ses « mauvaises » actions , paroles blessantes ou comportements méchants, c’est s’autoriser à être humain avec toutes ses failles et ses faiblesses. Cela aide à accepter l’autre avec ses « mauvaises » actions, paroles blessantes ou comportements méchants. Critiques, reproches, accusations, vengeance peuvent alors s’atténuer. Si la culpabilité est l’une des plus grandes entraves à l’évolution de l’être, l’acceptation permet d’entrer dans le monde du divin, le monde de l’amour de soi et de l’amour de l’autre !