LE PLAISIR D’ETRE SOI-MÊME
« L’ACCUSATION»
L’accusation semble être la chose la mieux partagée du monde. Quand des événements difficiles nous arrivent, nous sommes facilement tentés d’accuser quelqu’un voire même nous-mêmes. Si l’accusation est inutile, nous savons aussi qu’elle est néfaste puisqu’elle débouche la plupart du temps sur des conflits.
Entre « accuser » et « subir » comment arriver à une voie plus constructive ?
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Toute accusation
est un jugement porté en fonction de nos valeurs, de ce que nous considérons
comme bien ou mal. S’accuser soi-même est aussi chose fréquente : on peut
se juger d’être égoïste, impatient, indifférent, trop sensible ou trop agressif,
de manquer de volonté ou de courage…Ces accusations sont portées en fonction de
critères qui varient d’une personne à l’autre.
Une mère peut
s’accuser d’être égoïste si elle a passé sa soirée au cinéma alors que son
enfant est tombé malade. Une autre trouvera tout à fait naturel de faire des
activités qu’elle aime et elle sait que cela ne change rien à la relation
qu’elle a avec son fils.
La première s’empêchera par la suite de faire certains loisirs pour ne pas culpabiliser mais elle en voudra consciemment ou inconsciemment à son enfant et d’une certaine façon lui fera payer son « sacrifice ». Elle aura l’impression que c’est son enfant qui l’empêche d’être libre et de se faire plaisir alors que ce sont ses croyances : elle croit que « penser à soi » c’est être égoïste et qu’être une « bonne » mère c’est se sacrifier pour ses enfants.
Plutôt que réviser ses croyances, elle sera portée à s’accuser…
La même forme d’accusation est fréquente dans un couple : l’un souffre d’un manque de liberté et accuse son conjoint. Cette personne ne voit pas que c’est elle-même qui se met dans des situations où elle se laisse envahir. Pour être aimé et plaire à son mari par exemple, une femme va s’empêcher certains loisirs ou sorties. Quand elle ne se sentira plus aimé par son mari selon ses attentes ( elle dira alors qu’il n’y a pas de « retour » ou qu’elle a « trop donner ») elle pensera que c’est de « sa faute » à lui si elle n’est pas heureuse et commencera à lui en vouloir et à l’accuser.
Comment sortir de l’accusation et de son corollaire, la culpabilité ?
En prenant la responsabilité de sa vie. Personne ne nous empêche quoi que ce soit si ce n’est nos peurs et nos croyances. La recherche d’un « coupable » nous fait vivre beaucoup d’émotions et n’est jamais juste. Nous seuls avons la responsabilité de notre bonheur. Si nous sommes dérangés par le comportement des autres, cherchons à l’intérieur de nous, dans nos schémas de vie, nos vieux principes, nos peurs si nous n’aurions pas oublié par hasard, à un moment de penser à nous, tout simplement !
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Remarquez d’un autre côté que lorsqu’une personne vous accuse, par exemple de l’avoir agressé, pas respecté, critiqué, abandonné ou rejeté, vous savez au fond de vous que ces accusations sont fausses (sauf intention contraire de votre part, dans ce cas vous en récolterez le résultat !) Ces accusations lui appartiennent, comme elles vous appartiennent quand vous accusez …
Quand vous vous apercevrez que vous êtes en train d’accuser ou de juger quelqu’un, ne tombez pas dans le travers de l’auto accusation. Sortez de ce cercle vicieux en acceptant d’avoir ce fonctionnement-là pour l’instant, ce qui ne veut pas dire que vous êtes d’accord ! Cela vous aidera à avoir plus de tolérance envers ceux qui accusent encore. En l’acceptant, vous aurez plus de force et de discernement pour apprendre un autre comportement plus bénéfique pour vous et pour les autres… avec patience, car tout ne se fait pas en un jour !!