LE PLAISIR D’ETRE SOI-MÊME
« L’ACCEPTATION»
L’acceptation est l’une des clefs dont nous disposons
pour notre bien-être. A l’inverse, nous avons pu souvent constater que « résister » ou
« se résigner » nous font perdre beaucoup d’énergie ou nous mettent
dans un état émotionnel d’abattement total.
Mais alors pourquoi est-ce si difficile
d’accepter ?
Pourquoi
continuons-nous à vouloir changer des situations ou des personnes qui nous
dérangent au lieu d’utiliser notre temps à des occupations plus constructives ?
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Accepter est une notion assez difficile à comprendre pour nos esprits toujours habitués à faire ou à produire. Car il s’agit ici de ne rien faire dans le sens de « lâcher-prise ». L’acceptation est un état d’ouverture, d’accueil, de réceptivité. Résister ou se résigner sont plutôt liés à la fermeture, à l’affrontement ou au repli sur soi. Nous pensons souvent que se résigner, c’est accepter. Nous oublions que dans l’un, nous sommes soumis et dans un rôle de victime, et dans l’autre, actif et décideur.
Prenez le temps de noter les situations ou les personnes que vous n’acceptez pas. Que voudriez-vous changer en elles ? Qu’est-ce qui vous empêche de les accepter ?
Très souvent, notre difficulté à accepter vient de nos valeurs, principes, notions de bien ou de mal. Nous pensons qu’il est bien de faire telle chose et mal de faire le contraire et nous restons accrochés à ces croyances mentales. Fréquemment, nous nous contrôlons pour ne pas faire une chose que nous jugeons mal et si quelqu’un d’autre se permet de le faire, nous trouvons cela inacceptable. Or, pour évoluer et vivre « librement » notre moment présent, nous devons nous défaire de tout ce passé qui nous encombre. Sinon, un jour nous perdrons nous aussi le contrôle et ferons ce que nous avons critiqué : car, quand il y contrôle, il y a toujours perte de contrôle.
Et surtout, il nous faut constater que toutes ces croyances mentales nous font vivre beaucoup d’émotions, entre autres de la colère, de la déception et de la frustration. C’est nous qui en pâtissons : or nous voulons vivre du bien-être…
Décidez maintenant d’accepter
l’une de ces situations ou personnes, c’est à dire ne cherchez plus à les
contrôler ou à les changer. Lâchez-prise et observez-vous.
Quand nous décidons d’accepter c’est à dire de dire OUI à la
situation que nous refusions, nous constatons très souvent un effet libérateur.
Nous nous sentons mieux. La situation qui semblait bloquée s’ouvre, une
nouvelle vision apparaît.
Quand nous résistons ou nous résignons, nous restons dans le
problème ; quand nous acceptons , nous pouvons en sortir car une nouvelle
solution apparaît et la situation naturellement se transforme.
Pour pouvoir connaître le pouvoir de l’acceptation, mieux vaut commencer par des situations plus faciles c’est à dire les moins chargées émotionnellement. Il est plus facile d’accepter une personne qui nous dérange « un peu » que celle pour laquelle nous avons une grande rancune. Dans ce cas, il nous est toujours possible d’accepter de ne pas en être capable !
Quand nous apprenons à
accepter quelqu’un ou quelque chose, nous le faisons toujours pour nous, pour
notre bien-être. Cela nous
aide à vivre moins d’émotions et nous rend ainsi plus disponibles à vivre le
moment présent. Comme les émotions nous prennent beaucoup d’énergie, nous avons
ainsi plus de vitalité et nous sentons de moins en moins fatigués.
La plus grande difficulté à accepter vient de notre peur à
continuer à vivre toujours la même situation si nous n’intervenons pas. Or,
c’est tout le contraire qui arrive : tant que nous n’acceptons pas une
chose, nous nous y soumettons et la subissons. En voulant la changer, nous lui
donnons de la force et elle continue à nous dominer. Quand nous l’acceptons et
cessons de lui résister, elle s’affaiblit d’elle-même et le
« hasard » nous envoie alors les moyens de trouver une solution
appropriée pour ne plus vivre cette situation.
L’acceptation est la clef de la transformation.